Portage salarial et arrêt maladie : quels sont les droits du salarié porté ?
Les statuts juridiques permettant d’exercer une activité en tant que consultant indépendant (EURL, EIRL, SASU, micro-entreprise) offrent une protection sociale limitée. En cas de maladie ou d’accident, les droits du salarié porté sont bien plus avantageux en portage salarial. Grâce à son statut, il bénéficie du régime général de la Sécurité sociale, ce qui facilite la prise en charge des frais de santé.
En cas d’arrêt maladie en portage salarial, le consultant en portage peut percevoir des indemnités journalières, sous réserve d’un contrat de travail en cours et de bulletins de salaire. La durée de l’indemnisation dépend du respect du délai de carence imposé par la Sécurité sociale et du montant des cotisations. Un certificat médical valide est nécessaire pour justifier l’arrêt de travail et consultant en portage.
Le congé maladie et portage salarial suit un fonctionnement classique :
- Le professionnel doit informer son entreprise de portage et transmettre les justificatifs à la Sécurité sociale.
- Il peut souscrire à une complémentaire santé pour améliorer sa couverture.
- Une garantie financière permet de compenser la perte de revenus.
Ainsi, la protection sociale en portage salarial assure une meilleure couverture en cas d’arrêts maladie, tout en offrant la flexibilité d’un statut indépendant. Cela permet de sécuriser ses heures de travail et ses missions, tout en bénéficiant d’un bon niveau de conseil et d’accompagnement.
Arrêt maladie en portage salarial : quelles sont les règles ?
En substance, les règles qui s’appliquent sur le portage salarial arrêt maladie sont les mêmes que celles qui encadrent les arrêts de travail des salariés de droit commun. Voici un résumé de ces règles :
- Pour effectuer un arrêt de travail, cela doit être prescrit par un médecin-traitant. Il peut s’accompagner d’une interdiction de sortie et être prolongé si l’état de santé du salarié en arrêt de travail le nécessite.
- L’arrêt peut résulter d’une maladie grave, d’un accident du travail, d’une hospitalisation ou d’un congé maternité/paternité (lisez à ce sujet notre article portage salarial et congé).
- L’arrêt maladie se compose de trois volets, destinés à l’Assurance Maladie, au salarié et à l’employeur (en l’occurrence, l’entreprise de portage salarial). La société de portage envoie les deux premiers volets à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) sous 48 heures, pour le compte du consultant.
- Le salarié ne percevant pas de rémunération durant son arrêt, il peut néanmoins bénéficier d’indemnités journalières versées par l’Assurance Maladie. Dans le cadre du portage salarial et arrêt maladie (comme partout ailleurs), un délai de carence de trois jours s’applique, sauf si l’arrêt résulte d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.
Arrêt maladie en portage salarial : quel impact sur vos revenus ?
Lorsqu’un travailleur en portage salarial se retrouve en arrêt maladie, son revenu est affecté. Les indemnités journalières en portage salarial sont versées par la Sécurité sociale et portage salarial selon des droits et des obligations du salarié porté. Elles sont calculées sur la base du salaire journalier de base, avec un minimum correspondant à un pourcentage du montant du SMIC. Toutefois, ces indemnités ne couvrent pas l’intégralité du salaire, ce qui peut entraîner une perte financière.
Pour limiter cette perte, souscrire à une prévoyance est une meilleure solution. Certaines assurances proposent des garanties spécifiques aux salariés en portage permettant de compléter l’indemnisation arrêt maladie freelance. Une mutuelle adaptée peut également aider à couvrir certains frais médicaux. Il est essentiel de bien choisir son contrat afin d’optimiser la gestion des périodes d’arrêt.
Les étapes clés à suivre en cas d’arrêt maladie :
- Déclarer rapidement l’arrêt pour bénéficier des indemnités journalières.
- Vérifier que le montant perçu dépend bien des cotisations versées et des règles de la convention collective.
- Se renseigner sur les sociétés de portage qui intègrent ces aspects dans leurs frais de gestion pour simplifier les démarches.
Enfin, il est recommandé d’anticiper en épargnant quelques euros chaque mois ou en investissant dans une formation pour maintenir son employabilité. Une bonne préparation garantit une meilleure protection en cas d’arrêt maladie.
Les démarches à effectuer en cas d’arrêt maladie
Le congé maladie et portage salarial offre une sécurité précieuse au salarié en portage. Toutefois, pour bénéficier des indemnités, il faut respecter certaines démarches administratives.
À compter de l’arrêt de travail et consultant en portage, vous avez 24 heures pour informer votre entreprise cliente et transmettre votre arrêt à votre société de portage. Celle-ci dispose ensuite de 48 heures pour le déclarer à la Sécurité sociale et fournir l’attestation de paie nécessaire au calcul des allocations. Le montant perçu dépend de plusieurs critères :
- Le nombre de mois travaillés précédent l’arrêt
- La durée de l’arrêt et une éventuelle prolongation
- Les jours d’absence pris en charge par la Sécurité sociale
Grâce à la protection sociale en portage salarial, vous êtes couvert comme un salarié classique, avec un accès aux indemnités journalières et à une éventuelle allocation complémentaire. Une simulation portage salarial permet d’estimer vos droits avant une interruption d’activité.
Ainsi, l’arrêt maladie en portage salarial garantit une prise en charge efficace, permettant au consultant indépendant d’accéder à une sécurité optimale tout en se concentrant sur son activité.


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Comment passer au portage salarial ?
Les étapes pour se lancer comme en portage salarial :
1. Choisir une société de portage adaptée à vos besoins (et qui a donc une réelle expérience dans l'accompagnement des profils tech)
2. Créer votre offre de service en mettant en avant vos compétences : langages de programmation, frameworks, gestion de projet, etc.
3. Démarcher votre premier client
4. Signer votre contrat de travail avec la société de portage. Il peut s'agir d'un CDI ou d'un CDD, qui précise votre TJM, vos frais de gestion et les modalités de versement de votre rémunération. Vérifiez bien les services inclus (mutuelle, formation, assurance RC pro) et les éventuels plafonds applicables à votre activité (chiffre d'affaires minimum, remboursement des frais professionnels, etc.)
5. Commencer à travailler et facturer vos clients, sans avoir à gérer les contraintes administratives