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Chômage et reconversion professionnelle

Le chômage, tremplin vers votre reconversion professionnelle ?

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La reconversion professionnelle est une tournure que de nombreux salariés ont dû emprunter pour réaliser leur propre projet et créer leur propre entreprise ou pour seulement vouloir changer de métier. D’ailleurs, pour toutes ces raisons, tout salarié peut démissionner de son emploi. Cependant, pour pouvoir s’en sortir sans trop de difficultés.

Si telle est votre situation, sachez qu’il est tout à fait possible d’ouvrir le droit au chômage pour un projet de reconversion. Toutefois, il est soumis à certaines conditions.

Démission pour reconversion et allocations chômage

La reconversion exige un certain temps à consacrer pour l’insertion et l’adaptation dans un nouveau métier ou l’établissement d’un projet professionnel. C’est pourquoi elle nécessite souvent une démission. Toutefois, il est important de rappeler qu’une démission, considérée comme non légitime, peut entraîner une perte de droits aux allocations chômage.

Par conséquent, pour préserver vos droits au chômage lors d’un projet de reconversion professionnelle, il est primordial d’entamer les étapes énoncées ci-dessous avant de déposer votre démission.

Tout d’abord, vous devez élaborer votre projet. Vous pouvez avoir l’appui d’un professionnel en demandant un conseil en évolution professionnelle (CEP). Selon la région où vous résidez, il y a une liste des organismes que vous pouvez contacter. Vous pouvez faire appel à l’APEC si vous êtes un salarié cadre ou au CAP Emploi si vous êtes en situation de handicap.

Ensuite, constituez votre dossier à envoyer à la commission de validation pour obtenir l’attestation du caractère réel et sérieux de votre projet accompagné par CEP. En général, le dossier comprend une lettre de motivation, un curriculum vitae, vos diplômes et certifications, des lettres de recommandation, une étude de marché, un plan d’action avec un calendrier et un budget prévisionnel. C’est une liste non exhaustive. Le conseiller ou la commission de validation peut encore vous demander d’autres documents.

Après ces étapes, vous pouvez prévenir votre employeur de votre démission par lettre recommandée avec accusé de réception. Précisez votre motif de démission qui est la reconversion professionnelle. Avec votre dossier en appui et sous certaines conditions, vous pouvez bénéficier des indemnités chômage.

Comment toucher le chômage pour reconversion professionnelle ?

Pour toucher le chômage dans le cadre d'une reconversion professionnelle suite à une démission, vous devez remplir les conditions suivantes :

  • Avoir travaillé au moins 5 ans, soit 1300 jours au cours des 6 années avant votre démission. Ce temps de travail requis peut avoir été rempli au sein d’une ou plusieurs entreprises.
  • Avoir été titulaire d’un contrat de travail à durée indéterminée de droit privé. Cela peut s'agir d’un travail à temps plein ou à temps partiel.
  • Justifier que les procédures au niveau du CEP ont été effectuées avant la démission.
  • Présenter un projet de reconversion professionnelle qui exige des actions de formation. Le faire suivre avec une attestation du caractère réel et sérieux.

Il est à noter que :

  • L’inscription à Pôle emploi ainsi que la demande d’allocation chômage doivent être effectuées au plus tard 6 mois après la notification du caractère réel et sérieux de votre projet.
  • Pôle emploi contrôle les démarches poursuivies pour l’accomplissement de votre projet durant 6 mois après votre inscription. La continuité du versement de vos indemnités dépend de l’avancée de votre projet.

Quel revenu pendant une reconversion ?

Si vous avez démissionné pour reconversion professionnelle, vous remplissez toutes les conditions d’attribution de l’allocation et que vous avez suivi les procédures d’inscription et de demande, vous pouvez percevoir des indemnités chômage ou de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) comme tous les autres demandeurs d’emploi. Le montant de l’ARE est déterminé selon votre âge, le salaire que vous avez perçu au cours des 2 ou 3 années avant votre démission, le nombre de jours travaillés et  la durée d’affiliation au régime d’assurance chômage.

Cependant, le montant de l’allocation chômage versé tous les mois ne peut pas couvrir à la fois les besoins dans votre foyer et les dépenses liées à votre reconversion professionnelle. C’est pour cela qu’en fonction de votre situation personnelle, vous pouvez prétendre à d’autres aides supplémentaires, dont :

  • Le compte personnel de formation (CPF) : Durant votre carrière professionnelle, vous avez accumulé des droits à la formation qui sont crédités en nombre d’heures. Vous pouvez utiliser ces droits pour les différentes formations que vous devez suivre à l’occasion de votre reconversion.
  • L'aide individuelle à la formation (AIF) : C’est un financement réservé aux demandeurs d’emploi qui poursuivent des formations professionnelles que ce soit pour la préparation d’un diplôme ou d’une certification. Elle couvre les frais liés à la formation non couverts par les autres dispositifs d’aide. Son montant est fixé après évaluation de votre dossier.
  • Reconversion ou promotion par alternance (Pro-A) : Comme son nom l’indique, la Pro-A est un dispositif d’aide financière qui favorise la reconversion professionnelle. Il permet à ces bénéficiaires de suivre des formations pour développer leurs compétences et acquérir de nouvelles qualifications en vue de leur promotion sociale.
  • Le dispositif NACRE ou nouvel accompagnement à la création ou la reprise d'entreprise : Le NACRE est non seulement une aide financière, mais il est également un accompagnement personnalisé dans toutes les étapes de création ou de reprise d’entreprise. Il peut durer jusqu’à 3 ans.

Comment quitter un CDI sans perdre ses droits à Pôle emploi ?

Il est possible de quitter un CDI sans perdre ses droits à Pôle emploi si votre démission est motivée d’une situation légitime. Voici les situations classées comme légitimes :

  • Le suivi d’une formation pour une reconversion professionnelle.
  • La création ou la reprise d’une entreprise.
  • L’assistance à une famille malade. Cela peut être un conjoint ou un enfant.
  • Le déménagement à la suite de l’affectation du conjoint.
  • Les actes de harcèlement ou de discrimination au travail.

Il est à noter que même si l’une de ces situations énoncées vous concerne, vous devez toujours remplir les autres conditions d’éligibilité pour toucher le chômage.

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