Vous êtes formateur indépendant et vous cherchez un statut simple pour exercer votre métier en toute sécurité ? Le portage salarial est une solution particulièrement adaptée aux formateurs et formatrices freelances. Il vous permet de proposer des programmes de formation continue sans créer de structure juridique, tout en bénéficiant de la couverture du régime général, retraite, assurance chômage, mutuelle, cotisations automatiquement gérées. Avant de détailler le fonctionnement, le salaire et les bénéfices de ce statut pour les formateurs, un point essentiel : Embarq ne porte pas directement les activités de formation. Pour ces profils, Embarq oriente vers son partenaire de confiance Akuit, société de portage salarial spécialisée dans la formation, membre du groupe Proman. Vous pouvez utiliser le simulateur de salaire Embarq en indiquant votre activité de formateur pour être qualifié et orienté rapidement.
Qu'est-ce que le portage salarial pour un formateur ?
Définition et fonctionnement général
Le portage salarial est un statut hybride entre le salariat et l'entrepreneuriat, reconnu par la loi depuis 2008. Il repose sur une relation tripartite entre trois acteurs : le formateur indépendant (salarié porté), l'entreprise de portage salarial et l'entreprise cliente qui commande la prestation de formation.
Concrètement, le fonctionnement est le suivant : le formateur trouve lui-même ses clients et négocie les termes de son intervention. La société de portage signe ensuite un contrat de prestation, ou une convention de formation, avec l'entreprise cliente, sur la base des conditions négociées par le formateur. Parallèlement, elle établit un contrat de travail (CDI ou CDD) avec ce dernier. Chaque mois, le formateur soumet un compte rendu d'activité (CRA) indiquant le nombre de jours réalisés. La société de portage facture le client, collecte le paiement et vous verse la rémunération nette sous forme de bulletin de paie mensuel conforme au droit du travail.
Ce modèle est particulièrement adapté aux formateurs qui souhaitent se lancer sans les contraintes administratives d'une micro-entreprise ou d'une entreprise individuelle, tout en conservant leur liberté et leur autonomie dans le choix des missions.
Portage salarial et formation professionnelle : un cadre spécifique
L'activité de formation répond à des obligations réglementaires qui la distinguent d'autres prestations intellectuelles. Un organisme de formation doit notamment déclarer son activité, réaliser un bilan pédagogique et financier annuel, et disposer d'une certification qualité (Qualiopi) pour que ses programmes soient éligibles aux dispositifs de fonds publics via les OPCO, le CPF ou d'autres dispositifs d'action de formation. Ce cadre réglementaire constitue une partie importante de la gestion d'un formateur indépendant, un document comme la convention de formation ou le bilan annuel sont des éléments obligatoires à produire.
C'est pourquoi il est recommandé de s'orienter vers une société de portage spécialisée dans ce domaine, comme Akuit. Cette structure dispose d'un numéro d'agrément d'organisme de formation, du référencement Datadock et de la certification Qualiopi, des atouts essentiels pour accéder aux fonds et intervenir auprès d'un large spectre d'entreprises clientes.
Comment devenir formateur en portage ?
Les étapes pour se lancer
Démarrer en portage salarial en tant que formateur est simple et rapide. Voici le parcours à suivre pour démarrer votre activité :
Définir votre offre de formation : identifiez votre domaine d'expertise et les types de programmes que vous souhaitez dispenser. Toute personne peut exercer le métier de formateur ou formatrice, mais une qualification avérée dans le secteur dans lequel vous intervenez est indispensable. Plus votre profil est spécialisé, plus votre TJM sera élevé et plus il sera aisé de lancer vos premières missions. À titre indicatif, les tarifs journaliers s'échelonnent entre 400 et 1 200 euros (soit entre 8 000 et 25 000 euros par mois selon le nombre de jours travaillés) selon les métiers et les domaines d'intervention.
Trouver vos entreprises clientes : vous prospectez de façon autonome, en utilisant votre réseau professionnel, les plateformes de mise en relation ou les appels d'offres. Vous négociez directement les modalités de votre intervention : contenu, durée, tarif, lieu. Le formateur en portage reste maître de son activité.
Choisir votre société de portage salarial : les critères de choix sont nombreux. Examinez la commission pratiquée, les services inclus (gestion administrative, facturation, déclarations sociales), la qualification de l'organisme en matière de formation et la qualité de l'accompagnement proposé. Pour les formateurs, il est indispensable de s'orienter vers un partenaire spécialisé, capable de gérer les spécificités réglementaires du secteur. Nous vous conseillons de faire un tour complet des offres disponibles, au moins deux ou trois prestataires, avant de vous décider, et d'obtenir un devis détaillé pour chaque prestataire.
Signer le contrat de travail : la société de portage vous propose un CDI ou un CDD de portage. Le CDD convient pour une mission de formation précise, prévue sur une durée bien définie. Le CDI est préférable si vous avez plusieurs missions en vue ou si votre activité n'est pas limitée dans le temps.
Réaliser la mission et percevoir votre salaire : vous dispensez votre formation. En fin de mois, vous complétez votre CRA. La société de portage facture votre client, collecte le montant et vous verse votre rémunération nette, déduction faite des cotisations sociales et de la commission de gestion.
Quelles sont les obligations du formateur indépendant ?
Compétences et qualification professionnelle
Le métier de formateur est ouvert à toute personne. Dans la plupart des secteurs, aucun diplôme particulier n'est requis, mais une qualification reconnue et une expérience significative dans le domaine enseigné sont indispensables. Certains secteurs réglementés exigent des certifications spécifiques (sécurité, santé, habilitations).
Le critère de choix principal d'un apprenant ou d'une entreprise cliente reste la compétence démontrée et la capacité à produire des résultats mesurables. Un formateur ou une formatrice expert(e) avec plusieurs années d'expérience sera plus crédible et pourra prétendre à un TJM plus élevé.
Démarches administratives en formation
Un formateur indépendant qui exerce hors portage salarial doit réaliser plusieurs démarches :
- Déclarer son activité de formation auprès de la DREETS, cette démarche peut se faire en ligne gratuitement.
- Réaliser un bilan pédagogique et financier chaque année pour retracer son activité.
- Choisir un statut juridique : auto-entreprise, entreprise individuelle, SASU ou EURL. Chacun a ses contraintes en matière de gestion, de cotisations et d'obligations fiscales.
- Respecter la réglementation en vigueur, notamment les mentions légales obligatoires sur les conventions de formation et la politique de confidentialité des données apprenants.
En s'adressant à une société de portage spécialisée dans la formation, le formateur est dispensé de la déclaration d'activité individuelle, car c'est l'organisme de portage qui dispose du numéro d'agrément. Toute la gestion administrative, la facturation et les cotisations sont prises en charge, ce qui permet au formateur de se concentrer sur l'essentiel : dispenser des programmes de qualité et trouver de nouveaux apprenants.




Comment passer au portage salarial ?
Les étapes pour se lancer comme en portage salarial :
1. Choisir une société de portage adaptée à vos besoins (et qui a donc une réelle expérience dans l'accompagnement des profils tech)
2. Créer votre offre de service en mettant en avant vos compétences : langages de programmation, frameworks, gestion de projet, etc.
3. Démarcher votre premier client
4. Signer votre contrat de travail avec la société de portage. Il peut s'agir d'un CDI ou d'un CDD, qui précise votre TJM, vos frais de gestion et les modalités de versement de votre rémunération. Vérifiez bien les services inclus (mutuelle, formation, assurance RC pro) et les éventuels plafonds applicables à votre activité (chiffre d'affaires minimum, remboursement des frais professionnels, etc.)
5. Commencer à travailler et facturer vos clients, sans avoir à gérer les contraintes administratives