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Vaincre le syndrome de l’imposteur en freelance

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Écrit par Clément

Publié le 29/10/2021

On entend souvent parler du syndrome de l’imposteur, notamment sur les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn ou les blogs d’auto-entrepreneurs. Ce n’est pas étonnant lorsque l’on sait qu’une grande partie de la population est touchée par ce problème.

Si vous avez le sentiment de vous mettre trop la pression devant un travail à accomplir ou que vous n’arrivez pas à vous attribuer les mérites d’un accomplissement, alors cet article est fait pour vous.

On y aborde les causes du syndrome de l’imposteur, surtout on y apprend que ce n’est pas si grave et que certains exercices peuvent aider à passer outre !

La définition du syndrome de l'imposteur

On entend parler pour la première fois du syndrome de l'imposteur (aussi appelé "syndrome de l'autodidacte" ou "complexe d'imposture") en 1978 aux États-Unis par 2 psychologues : Pauline Rose Clance et Suzanne Imes.

Le symptôme principal : un doute maladif et un sentiment de perte de confiance en soi. En d’autres termes, tout ce qui est fait, entrepris, réussi, ne l'est que grâce à des éléments extérieurs ou des circonstances favorables amenées par le hasard. Toute réussite est niée et rejetée.

Ce doute permanent crée un malaise pour la personne victime du syndrome qui pense tromper ceux avec qui il travaille. De ce fait, il craint d'être découvert à tout moment, ce qui le trouble, baisse son estime de lui-même et crée un cercle vicieux.

Quelles conséquences pour l’« imposteur » ?

·      Une tendance à la procrastination, due à l'angoisse d'un succès inapproprié

·      Une préparation excessive aux tâches à accomplir, par peur de l'échec

·      Un besoin de reconnaissance, en lien avec le dénigrement des compétences

·      Un stress permanent, qui peut amener jusqu'au burnout ou la dépression

Pauline Rose Clance et Suzanne Imes, les inventrices de ce syndrome, n'en parlent néanmoins pas comme une "maladie", mais plutôt comme un "mécanisme psychologique". Celui-ci touche d'ailleurs beaucoup de monde car jusqu'à 70% de la population mondiale pourrait y être confronté d'après une étude publiée dans la revue scientifique Journal of Behavioral Science et relayée par Forbes.

Qui sont les plus touchés ?

Même si on peut lire ici ou là que les femmes sont plus touchées par le syndrome de l’imposteur que les autres, a priori il n’existe pas de profil type de la personne souffrant de ce problème. Comme mentionné précédemment, l’étude du Journal of Behavioral Science nous révèle que jusqu’à 70% de la population pourrait être victime de ce trouble. Il n’y aurait donc aucune différence :

·      De genre, entre les hommes et les femmes qui peuvent en souffrir autant l’un que l’autre

·      De catégorie socio-professionnelle, car le déclencheur ne viendrait pas du métier mais plutôt du poste occupé dans une entreprise ou des responsabilités confiées

À savoir qu’on parle beaucoup du syndrome de l’imposteur dans le domaine professionnel mais qu’il peut aussi être présent dans la vie privée : en amitié, en amour, avec la famille…

Les facteurs qui peuvent expliquer l’apparition de ce syndrome sont :

·      Des attentes professionnelles importantes de l’environnement familial ou des proches

·      Paradoxalement, des attentes professionnelles faibles de l’environnement familial

·      Le fait d’être issu d’une famille avec une situation socio-économique faible

·      Le fait d’être une minorité d’origine ou de genre

Est-ce courant en freelance ?

Ce complexe d'imposture est très courant chez les freelancers, les indépendants ou encore les autodidactes.

Une des raisons, et celle-ci est plutôt positive, c’est le « trac du débutant » : comme n’importe quelle personne qui tente quelque chose pour la première fois, il est commun de ressentir un malaise, de ne pas se sentir à sa place ou d’avoir peur de l’échec. L’avantage, c’est qu’avec le temps cette sensation part, on se sent mieux, l’estime de soi remonte et les situations deviennent normales au fur et à mesure des succès.

En revanche, là où il faut faire attention et que ça peut devenir une pensée négative, c’est lorsque le fait de travailler seul et d’être son propre patron empêche de s’évaluer et de se positionner professionnellement. Le besoin de se comparer et la sensation de devoir être le meilleur sont des barrières puissantes qui peuvent paralyser un entrepreneur et lui poser des problèmes de santé. Il ne faut pas chercher à : « maîtriser toutes les compétences », « être le plus performant », « essayer d’être parfait », « fuir l’échec pour sauver son business », …

Comment savoir si on souffre de ce syndrome ?

Vous avez de temps en temps des pensées négatives, parfois une faible estime de vous-même et craignez de souffrir du syndrome de l’imposteur ? Il existe un test pour le savoir : le test de Clance, créé par la psychologue Pauline Rose Clance (vous vous rappelez ? L’une des théoriciennes de ce syndrome).

Vous pouvez facilement le trouver sur internet, mais si vous voulez vous faire un avis rapide, on vous a listé quelques questions qu’il peut être intéressant de vous poser :

Avez-vous peur d’être démasqué ?

C’est l’un des symptômes de ce syndrome, vous craignez que quelqu’un se rende compte que vous n’êtes pas ce que vous prétendez être dans la vie. C’est notamment souvent le cas pour les indépendants vis-à-vis de leurs clients.

À quel point vous mettez-vous la pression ?

Si vous avez le sentiment de vous mettre la pression, même pour de petites tâches. Que vous avez l’impression que vous allez les rater et donc que vous mettez tout en œuvre, de manière disproportionnée, pour les réussir. Alors vous êtes peut-être victime du syndrome de l’imposteur. Et cela est aussi valable pour des projets professionnels que personnels !

À quel point vous dénigrez-vous ?

Vous pouvez souffrir du syndrome de l’imposteur si vous avez une faible estime de vous-même, si vous avez tendance à minimiser tous vos accomplissements, si vous vous dites souvent que vous avez réussi quelque chose sur un coup de chance ou, en tant qu’indépendant, si vous mentionnez souvent que vos concurrents sont meilleurs que vous.

Avez-vous confiance en vous ?

Faites attention à vous si vous avez tendance à douter régulièrement de vos compétences, si vous dites que vous n’effectuez pas un travail si extraordinaire. Douter est normal et sain, avoir des pensées dysfonctionnelles en boucle ou des ruminations ressemble plutôt à un trouble de santé.

Arrivez-vous à accepter les compliments ?

Les « imposteurs » ont tendance à ne pas accepter les compliments, car ils ne se sentent pas légitimes de les recevoir. Ils n’ont pas de réaction « normale » (fierté, satisfaction, attributions méritées…) lorsqu’ils réussissent quelque chose et attribuent ce succès à une situation externe, ce qui crée un cercle vicieux.

Êtes-vous trop perfectionniste ?

Un symptôme récurrent du syndrome de l’imposteur et la recherche du perfectionnisme par peur de l’échec. Cela se traduit par l’investissement d’un temps et d’une énergie démesurés, pour des tâches qui n’en nécessitent pas autant et qui font baisser votre performance et vos chances de succès.

Comment dépasser ce syndrome quand on est à son compte ?

Vous vous reconnaissez dans ces situations et vous voulez vous en libérer ? Si oui, pas de panique. Pas besoin de prendre immédiatement un rendez-vous avec un psychologue pour une thérapie comportementale et cognitive. Avant toute chose, tentez de mettre en place ces quelques exercices de temps en temps dans votre vie pour vous aider à prendre du recul, à rester en bonne santé et à garder ce complexe d'imposture éloigné.

Travaillez votre « proposition de valeur » 

Quelles sont vos compétences ? Qu’est-ce qui vous différencie sur le marché ? Voilà des questions importantes et intéressantes à se poser.

Couchez sur papier ce que vous savez faire de mieux, et concentrez-vous sur ça. Trouvez ce qui fait votre valeur ajoutée par rapport à vos concurrents. Concrétisez vos forces et vos faiblesses pour vous permettre de mieux comprendre ce dont vous pouvez être fier.

Une fois que vous avez le sentiment d’avoir bien travaillé votre proposition de valeur, utilisez-la comme argument commercial lorsque vous avez besoin de vous vendre : sur votre site web, votre CV, durant vos entretiens, …

Ne vous limitez pas à vos capacités professionnelles. Faire des activités, pratiquer du sport, avoir des passions… peuvent vous aider à trouver ce qui fait de vous quelqu’un de différent. Dans le bon sens du terme 😉

Demandez des avis à vos client

Si vous avez déjà travaillé avec des clients, vous en avez certainement déjà un certain nombre qui sont ravis de collaborer avec vous. Certains vous ont peut-être déjà même félicité pour votre travail, ou encore mieux, on vous a recommandé auprès d’autres clients !

Et si ce n’est pas le cas, pas de panique ! Il est normal pour un prestataire d’effectuer son travail correctement, et un client ne vous félicitera pas à tous les coups pour votre professionnalisme, même si vous en avez effectivement fait preuve.

N’hésitez pas à demander des avis à vos clients ou toutes autres personnes avec qui vous avez l’habitude de travailler, vous serez étonné des résultats ! Cette reconnaissance, même si vous ne devez pas en devenir dépendant, peut vous aider à vaincre le syndrome de l’imposteur.

Arrêtez d’être trop perfectionniste

Comme on vous le disait précédemment, une cause principale du syndrome de l’imposteur est la recherche du perfectionnisme. Dans ce cas, certaines tâches peuvent devenir tellement grandioses qu’elles en paraissent impossibles. C’est là qu’arrive le fameux problème de la procrastination ou de l’excès de zèle. Ne vous laissez pas avoir et gardez votre énergie pour des tâches plus importantes.

Attention également à la recherche de reconnaissance, cela peut causer un perfectionnisme immodéré et un fort besoin d’approbation. Une règle est à garder en tête : faites seulement ce que vous êtes censé faire dans le contrat passé avec votre client.

Vendez-vous au bon prix

Un des résultats qu’on peut souvent remarquer chez les freelances qui sont atteints du complexe d'imposture, c’est qu’ils ne savent pas fixer leurs compétences au bon prix. Ce qui nuit à leur rentabilité, à leur réputation mais surtout à leur confiance en eux !

Pour éviter ce problème : fixez votre rémunération correctement ! Vous pouvez trouver sur internet assez facilement des simulateurs de TJM (Taux Journalier Moyen) qui calculent votre tarif à la journée en fonction de votre métier et de votre séniorité. Lorsque vous vous êtes renseigné sur la fourchette de tarif sur laquelle vous êtes censé vous trouver, tenez-vous-en ! Votre travail vaut ce qu’il vaut, et surtout pas moins.


Crédit photo : Freepik - Wayhomestudio

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Écrit par Clément

Publié le 29/10/2021

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