58% de la génération Z en France envisage de devenir freelance

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Même si cela n’est pas une nouveauté, et si pour certains, c’est l’évidence, rappelons que le marché du travail a toujours été tributaire de son époque, tant du point de vue des technologies utilisées afin de produire et de travailler, que s’agissant des aspirations des populations de travailleurs dont il est question à chaque génération. Au cours de ce contenu, nous allons nous commencer par rapidement évoquer les différentes générations qui nous sont contemporaines, des fameux Baby-boomers à la génération Z, ensuite de quoi nous en viendrons effectivement à chercher à comprendre pourquoi autant de jeunes nés après les années 2000 semblent vouloir se destiner à une activité Freelance. Pour terminer nous verrons quelques chiffres afin d’avoir une vision globale plus synthétique, et d’illustrer l’ensemble de notre propos. 

Pour toutes celles et tous ceux qui n’ont pas suivi, la toute première chose à faire dans ce contenu, c’est de bien définir ce dont nous allons parler, et pour commencer, ce ne sera pas du luxe que de détailler ce dont il est question lorsque l’on parle de génération Z.

Il faut savoir que pour les démographes modernes, la population actuelle se divise en 4 générations, et avant même d’entrer dans le vif du sujet, commençons par circonscrire chacune d’entre elles, histoire de bien cerner de quoi il sera question plus tard, dans ce contenu. 

Ainsi, la génération des Baby-boomers est la première de ces 4 générations et on considère généralement qu’elle regroupe les gens nés entre 1945 et 1965. La 2nde, qui vient juste après, est appelée la génération X, et cette dernière regroupe les personnes nées entre 1965 et 1980. Arrive ensuite la génération Y, qui regroupe les Français et les Françaises nés entre 1981 et l’année 2000, et pour finir, la fameuse génération Z, le cœur de notre sujet du jour, qui est constituée par les personnes venues au monde à partir de l’an 2000. Maintenant que nous avons clarifié cela, nous allons pouvoir expliquer les raisons pour lesquelles près de 60 % des jeunes issus de la génération Z se destinent à une carrière de Freelancer. Comme vous allez le lire, elles sont diverses et cela explique sans doute l’éclectisme des profils concernés, et que l’on retrouve sur le marché. 

Avant de nous pencher sur les motivations profondes qui sont le plus souvent invoquées, nous allons commencer par traiter l’aspect purement technique du statut freelance, car il n’est pas étranger à son succès. 

Qu’est-ce qui attire autant la génération Z ? 

Des démarches rapides, faciles et à la portée de tous 

En France, et c’est tant mieux, les choses sont ainsi faites qu’il est très facile de devenir Freelancer. Pour ce faire, il suffit de s’inscrire à l’URSSAF, à titre d’autoentrepreneur, et de se voir attitrer un numéro SIRET, pour pouvoir commencer son activité.  

Le fait de pouvoir rapidement se mettre à la tâche est un avantage décisif, notamment lorsque l’on est encore étudiant, ou que l’on vient juste d’obtenir son diplôme. À ce propos, notez qu‘effectivement, comme nous venons de le dire, et bien que cela ne soit pas chose aisée, il est tout à fait possible de travailler en tant que Freelancer, tout en continuant à suivre ses cours à l’université. La difficulté réside en la faculté de chacun à savoir jongler et à s’économiser suffisamment pour être efficace non seulement sur les bancs de l’université ou de l’école, mais aussi au travail.  

L'étudiant freelance organise son propre emploi du temps, et en général, bien que ce ne soit pas systématique car cela dépend aussi de l’activité exercée, il travaille à distance. L’étudiant Freelancer doit donc se débrouiller pour parvenir à dégager des plages horaires avant ou bien après les heures de cours, durant les vacances et les jours libres, ainsi que les soirs et les week-ends. 

En dehors de cette contrainte, qui n’est pas anodine, l’étudiant peut tout à fait continuer à profiter de sa vie estudiantine, en bénéficiant de cet atout non négligeable que représente une rentrée d’argent. Cette dernière peut lui permettre de financer ses études, en France ou à l’étranger, de s’offrir quelques petits “Plus” de temps en temps, voire de voyager. À ce propos, on observe de plus en plus de jeunes qui décident de poursuivre leur cursus universitaire en dehors de nos frontières, tout en ayant une activité freelance. Cela leur permet d’assouvir leur soif de culture autre, tout en accumulant de l’expérience dans leur domaine de prédilection, et en continuant de cheminer vers le diplôme qu’ils se sont fixé pour objectif.  

Quoi qu’il en soit, il semblerait que la génération Z soit faite d’une essence qui démontre des vertus d’indépendance inédites à ce niveau-là, beaucoup plus marquées encore que pour les générations précédentes. La génération Z ne semble pas effarouchée à l’idée de devoir jouer sur les 2 tableaux « Etudes / Freelance », en dépit de la débauche d’énergie que cela nécessite. 

Dans l’air de son temps

La population née après l’an 2000 est hyperconnectée, et donc toute calibrée pour l’activité freelance. Plongée depuis la plus tendre enfance dans ce flot tumultueux et ininterrompu d’informations tous azimuts et instantanées, la génération Z est comme un poisson dans l’eau lorsqu’il s’agit de jongler entre les réseaux sociaux et de plonger dans toutes sortes de sites communautaires où s’échangent des tendances et toutes sortes de tuyaux. Lorsque l’on sait combien la maîtrise de l’ensemble des outils informatiques est prépondérante pour s’affranchir d’un employeur direct et devenir indépendant, il est aisé de comprendre que les jeunes bénéficient d’un atout supplémentaire, sinon inné, tout au moins inhérent à leur tranche d’âge. 

L’indépendance, voilà sans doute une des clefs pour la génération Z… S’il n’y avait qu’un seul point commun entre tous les indépendants, en dépit de la grande diversité des métiers dont il peut être question, c’est qu’ils génèrent eux-mêmes leurs profits. Ce besoin d’indépendance décuplée chez nos jeunes, quelque part, est une réponse à cette  envie de donner du sens à leur vie, dans une époque difficile qui ne les a pas ménagés… 

Après la crise de la Covid et tout son cortège de privation de droits, de confinements, et de fracturation sociale, pour la génération Z, c’est une forme de victoire que de reconquérir cette liberté au filtre de l’autonomie. Dans les faits, et par ricochet, il faut bien reconnaître que chez les jeunes, le CDI n’est tout simplement plus une norme sociale, ni un Graal absolu… 

Par ailleurs, un autre phénomène doit être noté, s’agissant des jeunes diplômés, à qui l’on ne propose que trop rarement un poste à la hauteur de leur qualification. La génération Z est beaucoup moins encline que ses prédécesseures à revoir ses ambitions à la baisse, et d’accepter un poste de subalterne, alors qu’une autre voie est possible dans l’immédiat et sans trop de démarches à réaliser : "Un tien ne vaut-il pas mieux que deux tu l’auras ?" 

Plutôt que d’accepter des horaires et un salaire qui ne lui vont pas, d’avoir des supérieurs et un cadre hiérarchique un peu trop rigide, de réaliser des tâches qui ne leur correspondent pas, plutôt que d’espérer une évolution au bout de 2 ou 3 ans, la génération Z préfère prendre sa chance et se lancer dans l’activité freelance pendant les études ou juste après la graduation.  

De nos jours, et la tendance continue de prendre de l’ampleur, des tas d’entreprises externalisent certaines missions ponctuelles ou spécifiques, et travaillent avec des consultants extérieurs (des indépendants ou Freelancers). Cela revient souvent moins cher à l’entreprise que d’embaucher ou bien de former elles-mêmes des salariés, car elle économisera les charges patronales. Par ailleurs, ce type de contrat est également très prisé côté employeur, car il mitige nettement les risques liés à l’emploi d’un nouveau salarié et comprend, en outre, bien d’autres avantages.  

Nous pourrions entrer bien plus dans le détail et même lister d’autres raisons subalternes. Nous pourrions prendre le temps d’expliquer que nous sommes passés graduellement de la génération du Baby-boom qui privilégiait un employeur unique au cours de toute une carrière professionnelle (la sécurité de l’emploi prévalant sur tout le reste), à la génération Z, qui pour sa part privilégie l’idée d’avoir plusieurs employeurs et plus d’indépendance. 

Ce qu’il faut en déduire c’est que l’approche est presque diamétralement opposée, et que cela semble être le cours des choses, l’air du temps, la résultante de changements sociétaux profonds et d’une double pression économique et sociétale. Si l’on y réfléchit un instant, il faut bien reconnaître que c’est plutôt malin de ne pas flâner sur la flèche du temps pour gonfler son niveau de revenus, tout en affûtant ses compétences et en ajoutant des cordes à l’arc de son CV.  

Quelques chiffres pour illustrer les faits. 

De très nombreuses études ont commencé à fleurir ici et là, ces dernières années, et se penchant spécifiquement sur cette fameuse génération Z, qui est au centre de notre sujet du jour, et nous allons donc nous appuyer sur celles-ci afin de vous fournir quelques statistiques qui racontent des choses, sur leur rapport à l’activité de Freelancer. 

Pour commencer, et par souci de transparence nous tenons à préciser que nos chiffres sont empruntés à des études menées en France, mais aussi en Allemagne, aux États-Unis et au Royaume Uni. 

Vous n’avez pas pu le manquer, puisque c’est le titre de ce présent article : 58 % des jeunes français issus de la génération Z envisagent sérieusement de travailler comme Freelancer, comme travail seul, ou en complément. Il faut savoir que ce n’est pas un chiffre record, l’Allemagne, par exemple atteint un chiffre de 74 %. 

Par ailleurs, 51 % de ces mêmes jeunes français considèrent que la première ambition de leur carrière professionnelle tient en l’obtention d’une certaine aise financière ; le chiffre tombe à 38 % chez nos voisins outre Rhin. 

S’agissant des principaux facteurs pris en considération et faisant pencher la balance vers le statut de Freelancer, la génération Z est unanime partout dans le monde, y compris en France, et la flexibilité des horaires se taille la part du lion avec 42 % des réponses quel que soit le pays considéré. Pour la France, arrive ensuite la capacité à être indépendant et autonome, avec 34 % des réponses, puis le salaire compétitif, avec 32 % (notez que pour les Allemands, ce dernier chiffre tombe à 17 %). 

Pour conclure

Nous voilà arrivés au terme de notre contenu du jour, et nous espérons que vous appréhendez mieux comment et pourquoi près de 60 % de jeunes issus de la génération Z sont attirés par le statut de Freelancer et envisagent même de l’endosser au cours de leur carrière : en emploi seul, à plein temps, ou bien en complément de ses études ou bien d’un autre emploi. 

Les raisons pour lesquelles on observe un tel élan vers l’activité freelance chez les jeunes sont diverses, et il ne faut pas non plus négliger le fait que la tranche d’âge 18 – 23 est aussi un argument en soi, comme nous l’avons vu au cours de la première partie. L’avenir appartient, semblerait-il non plus seulement à celles et à ceux qui se lèvent tôt, mais peut-être surtout à celles et ceux qui savent trouver leur voie et la suivre en parvenant à ne pas tomber dans une routine trop usante. Contrairement à ce qu’expérimente le salarié moyen au jour le jour, avec un cadre qui change peu et des missions qui se répètent invariablement, le Freelancer n’est pas forcément fixe géographiquement, il peut bouger, et il a en outre la chance de ne pas toujours faire la même chose, d’un jour sur l’autre... 

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