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Travailler en freelance, ça veut dire quoi ?

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Écrit par Romain

Publié le 28/03/2022

Vous souhaitez devenir freelance ? C’est un excellent projet : les freelances sont toujours plus nombreux sur le marché de l’emploi. Surtout, ils sont de plus en plus demandés par les entreprises en quête de compétences pointues, et qui peinent à recruter des talents. Il est donc tentant de lancer son activité d’indépendant. Mais avant toute chose, il convient de bien comprendre ce mode de travail freelance, ses avantages et ses inconvénients, ses contraintes et ses obligations, ainsi que les étapes indispensables pour commencer à prendre en charge des missions. Il s’agit, en somme, de répondre à la question : travailler en freelance, ça veut dire quoi ?

Qu’est-ce qu’un freelance ?

Un freelance est un travailleur indépendant, c’est-à-dire un professionnel qui exerce une activité à son compte, en tant qu’entrepreneur. Le freelance est son propre patron et n’a pas d’employés, mais il peut déléguer des tâches à des prestataires externes. Son activité de freelance est régie par un cadre juridique qui lui permet de faire son travail en toute légalité et de facturer ses missions. À l’inverse du salarié, il ne signe pas de contrat de travail avec une entreprise qui l’embauche (sauf dans le cas du portage salarial), mais des contrats de prestation avec ses clients.

Il est possible de travailler en freelance dans de très nombreuses professions, qu’elles soient libérales (réglementées ou non), commerciales ou artisanales. Ainsi, un freelance peut exercer comme informaticien, graphiste, agent commercial, rédacteur, traducteur, data scientist, et même maquilleur ou coiffeur. Sachant que les métiers du web sont prédominants (design, rédaction, développement web et autres), car il s’agit de compétences très recherchées par les entreprises.

Pourquoi travailler en freelance ?

Le nombre de freelances est en hausse constante ces dernières années. Le travailleur indépendant type peut être un salarié aguerri qui souhaite prendre son envol, une personne en reconversion professionnelle, ou un demandeur d’emploi qui entend créer sa propre opportunité de travail (encouragé par les aides de Pôle Emploi à la création d’entreprise).

Mais pourquoi devenir freelance ? Parce que le fait de travailler en freelance offre de multiples avantages : 

  • l’autonomie (vous choisissez vos clients et vos missions),

  • la flexibilité du travail (vous élaborez votre emploi du temps à votre guise),

  • la possibilité de fixer vos tarifs (on parle de « tarif journalier moyen »),

  • la gestion de projet (vous suivez vos missions pour vos clients de A à Z),

  • la fierté d’être son propre patron.

Néanmoins, il est important de tenir compte des inconvénients du statut de freelance. En choisissant de travailler en freelance, vous devenez entrepreneur, ce qui suppose de :

  • gérer votre entreprise (facturation, comptabilité, tâches administratives),

  • trouver vos propres clients (prospection, marketing),

  • vous adapter à la précarité du travailleur indépendant (périodes sans missions, revenu variable, absence de congés payés),

  • compenser le manque de protection sociale (en souscrivant des assurances adaptées),

  • verser des cotisations sociales (en fonction du statut juridique choisi),

  • accorder vos tarifs au marché (offre VS demande).

De plus, même s’il est libre et autonome, le freelance a aussi des obligations à respecter. En l’absence de lien de subordination avec ses clients, il doit toutefois effectuer ses missions dans les délais fixés en amont et dans la limite des tarifs négociés (inscrits dans le contrat de prestation). Dans certains cas de figure, une partie de sa rémunération peut être conditionnée à des résultats à atteindre.

Autant de points qu’il convient de prendre en compte lorsqu’on envisage de travailler en freelance.

Comment devenir travailleur indépendant ?

Autre point important à considérer : le freelance, en tant que statut, n’existe pas. Le freelancing est un mode de travail, et non un statut juridique. C’est pourquoi il est indispensable, pour travailler en freelance, de donner un cadre légal à votre activité, en choisissant parmi les différents statuts accessibles. Cela suppose de créer une structure (entreprise individuelle ou société) et d’obtenir un numéro de SIRET, attribué lors de la création de l’entreprise et indispensable pour facturer.

  • Le statut d’auto-entrepreneur rencontre un grand succès. La micro-entreprise est en effet un excellent tremplin pour lancer une activité freelance : création rapide, démarches administratives légères, régime micro (à la fois social et fiscal), cotisations proportionnelles au chiffre d’affaires. Toutefois, le micro-entrepreneur est aussi limité à plusieurs égards : il est confronté à des plafonds de bénéfices, ne peut pas récupérer la TVA en deçà d’un certain seuil de revenu, et ne peut pas déduire ses frais professionnels au réel.

  • Le statut d’entrepreneur individuel est la version « classique » de la micro-entreprise. Les charges sont plus élevées et la fiscalité est soumise au régime réel, mais sans plafond de chiffre d’affaires. En optant pour l’entreprise individuelle à responsabilité limitée, vous pouvez aussi séparer votre patrimoine personnel de votre patrimoine professionnel, et ainsi protéger vos biens.

  • La société unipersonnelle (SASU ou EURL) est un type d’entreprise plus complexe, avec des formalités de création plus lourdes et des démarches plus coûteuses. La responsabilité du freelance est engagée à hauteur du capital apporté, pas plus. C’est un bon statut pour travailler en freelance si vous envisagez de développer votre affaire.

  • Les artistes peuvent opter pour le statut d’artiste-auteur, en s’affiliant à la Maison des Artistes ou à l’Agessa, et ainsi bénéficier d’un régime social plus avantageux que celui des travailleurs indépendants.

Le statut de salarié porté est à part, puisqu’il ne nécessite pas de créer une structure. Le consultant porté n’est pas considéré comme un indépendant, mais comme un salarié : il signe un contrat de travail avec une société de portage et bénéficie de tous les avantages du salariat (protection sociale complète, congés payés, remboursement des frais professionnels).

Dans le même temps, il reste maître de ses clients, de ses missions et de son emploi du temps. La société de portage prend en charge ses démarches administratives et s’occupe de facturer ses prestations à ses clients, transformant le chiffre d’affaires réalisé en salaires mensuels. C’est un statut idéal pour commencer à travailler en freelance sans prendre de risques.

En conclusion, s’il est tentant de travailler en freelance en raison des multiples avantages de ce mode de travail, il est important de savoir tout ce que cela comporte d’inconvénients et d’obligations. Voilà pourquoi le portage salarial offre une alternative attractive : c’est l’occasion de tester le marché avec votre activité professionnelle tout en bénéficiant d’un confortable filet de sécurité.

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