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Devenir traducteur freelance : les clés pour se mettre à son compte

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Écrit par Romain

Publié le 07/03/2022

Vous êtes passionné(e) des langues ? Vous envisagez de vous mettre à votre compte ? C’est un excellent projet : dans un marché mondialisé, la demande pour des traductions de qualité est en augmentation constante. Le métier de traducteur est donc un bon choix pour se lancer comme travailleur indépendant. Toutefois, devenir traducteur freelance, ça se prépare : il faut disposer des compétences adéquates, donner une forme juridique à son activité de traducteur, fixer ses honoraires, puis trouver ses premiers clients en mettant en valeur son profil freelance. Suivez le guide !

Devenir traducteur indépendant, ça veut dire quoi ?

Avant d’entrer dans le détail de la création d’activité, il faut comprendre ce que signifie « devenir traducteur indépendant ». Il s’agit d’exercer votre métier de traducteur (transposer un texte d’une langue à une autre) en tant que freelance, sans lien de subordination avec une entreprise. Avec des avantages concrets, puisque vous choisissez :

  • vos clients et vos missions en fonction de vos préférences (et de vos compétences en traduction),

  • votre lieu de travail (chez les clients, chez vous, ou même au bord de la piscine !),

  • vos horaires (à condition de respecter les délais imposés par les clients).

Il existe plusieurs milliers de traducteurs indépendants en France, qui répondent à une forte demande. Celle-ci dépend beaucoup de la langue parlée, sachant que l’anglais, l’espagnol et l’allemand restent les plus populaires, mais qu’elles sont rattrapées par des idiomes moins habituels comme le chinois et l’arabe.

En outre, le métier tend à se spécialiser, et c’est un point important à avoir à l’esprit pour quiconque souhaite devenir traducteur freelance. En fonction de votre spécialité (traducteur littéraire ou technique, traducteur assermenté, traducteur interprète), vos missions de traducteur vont varier du tout au tout, ainsi que vos honoraires.

Comment devenir traducteur freelance ?

Un « freelance traducteur » est un travailleur indépendant. Mais l’indépendance est un mode de travail : ce n’est ni une preuve de compétence, ni un statut juridique. Devenir traducteur freelance suppose donc de faire le point sur vos qualifications et de donner une forme juridique à votre activité.

Les compétences nécessaires pour devenir traducteur indépendant

La traduction est affaire de compétences plus que de diplômes (c’est la même chose pour devenir rédacteur freelance, par exemple). Néanmoins, il est nécessaire de justifier d’un haut degré de maîtrise dans la langue (ou les langues) proposée(s), et pourquoi pas d’une formation en langues étrangères.

Une bonne manière de montrer à vos clients votre connaissance d’un idiome consiste à produire une certification (par exemple : IELTS ou TOEFL pour l’anglais, DELE ou SIELE pour l’espagnol).

Si vous souhaitez devenir traducteur freelance assermenté et obtenir des missions de traduction officielle, vous devez postuler auprès du Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de votre circonscription. Vous serez alors amené(e) à prêter serment.

Le statut juridique à choisir pour se lancer comme freelance traducteur

Quel statut juridique choisir pour devenir traducteur freelance ? La question est d’importance, dans la mesure où le choix de la structure aura des conséquences sur votre régime social, votre fiscalité et votre responsabilité. Faisons le tour des possibilités.

  • L’entreprise individuelle et la micro-entreprise. Des formalités de création d’entreprise limitées, un régime social et fiscal simplifié : il est facile de lancer son activité sous l’un ou l’autre statut. Toutefois, l’auto-entrepreneur et l’entrepreneur individuel engagent leur responsabilité personnelle et professionnelle, sauf en EIRL. Enfin, l’auto-entreprise est soumise à des plafonds de chiffre d’affaires (72 500 € pour les activités libérales).

  • La société unipersonnelle (SASU ou EURL). Il s’agit d’une forme de société à associé unique. La responsabilité est limitée au capital social, sans minimum obligatoire. Ces statuts sont aisés à faire évoluer vers une SAS ou une SARL. En contrepartie, les formalités sont lourdes et coûteuses, et les obligations nombreuses.

  • Le portage salarial. Ce statut combine les avantages du freelance (autonomie, choix des missions et des clients, définition libre des tarifs) et ceux du salarié (protection sociale accrue, salaire versé tous les mois, démarches administratives et comptables prises en charge par la société de portage). Le portage salarial est donc un bon tremplin pour devenir traducteur freelance et tester le marché.

La fixation des honoraires

Devenir traducteur freelance nécessite aussi de fixer sa rémunération. En général, celle-ci est basée sur le nombre de mots à traduire. Elle varie en fonction du marché, de vos compétences, de votre spécialité et de votre expérience.

Au moment de déterminer vos honoraires, vous devez aussi tenir compte de vos charges : cotisations sociales, achat de matériel (ordinateur et licences pour les logiciels de traduction), location éventuelle d’un bureau, et frais liés au statut juridique.

Comment trouver vos premiers clients en tant que freelance traducteur ?

Votre activité est lancée, votre statut juridique choisi, vos honoraires fixés. Il vous reste à trouver vos premiers clients ! Quelques conseils pour bien démarrer :

  • Mettez votre CV à jour et agrémentez-le d’un portfolio avec des exemples de traductions réalisées.

  • Inscrivez-vous sur des plateformes pour freelances et des job boards.

  • Contactez des agences de traduction.

  • Mobilisez votre réseau : amis, famille, anciens collègues.

  • Boostez votre visibilité sur le web en créant un site vitrine et en alimentant vos comptes sur les réseaux sociaux.

En somme, variez les canaux d’acquisition et partez en quête de vos prochaines missions !

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