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Créer son entreprise dans le bâtiment en une journée

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Écrit par Sophie

Publié le 31/05/2022

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Sommaire

Créer une entreprise dans le bâtiment peut être difficile, mais gratifiant. Le domaine de la construction est régi et réglementé par certaines règles, peu importe le domaine d’expertise. Que ce soit en plomberie, électricité, maçonnerie, peinture industrielle, démolition ou autres, il y a des conditions obligatoires afin de commencer son activité. 

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Quel diplôme pour créer une entreprise dans le bâtiment ?

Un entrepreneur ayant une idée de création d’entreprise doit pouvoir attester qu’il possède toutes les qualifications professionnelles appropriées à l’activité qu’il souhaite commencer. 

La création d’une entreprise de Bâtiment et Travaux Publics nécessite un diplôme, car la plupart des métiers du bâtiment requièrent des diplômes dans le type : Certification d’Études Professionnelles ou CAP, ou encore le Brevet d’Études Professionnelles ou BEP, ou tous les titres équivalents et supérieurs et qui sont reconnus par le répertoire national de Certifications Professionnelles du secteur.  

Pour chaque activité exercée dans la société, il est essentiel d’avoir une qualification professionnelle. En plus d’un diplôme, avoir des années d’expériences professionnelles peut être un réel atout. Un entrepreneur dans le bâtiment doit montrer qu’il maîtrise l’activité de son entreprise. Il doit pouvoir faire un suivi des chantiers, diriger et guider son équipe et aussi faire la budgétisation. 

Quel statut juridique choisir ?

Le choix du statut juridique de l’entreprise est une des plus importantes de toutes les étapes de la création d’entreprise. Il y a plusieurs formes juridiques adéquates pour une activité dans le bâtiment. Pour monter son entreprise, il est possible de faire appel à des experts ou des organismes d’aide à la création d’entreprise afin de choisir le statut juridique idéal. 

  • L’Entreprise Individuelle est le statut d’artisan le plus prisé. L'entrepreneur individuel dirige son entreprise et il est responsable à titre personnel de ses dettes professionnelles. Ce statut est adapté aux petites structures.

  • EIRL ou Entreprise Individuelle à Responsabilité limitée est la forme juridique d’entreprise la plus adaptée à un artisan du BTP indépendant. Sous cette forme d’entreprise, l’entrepreneur décide du salaire qu’il lui accorde chaque mois.

  • EURL ou Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée se rapproche de la SARL, sauf qu’il n’y a qu’un associé. L’entrepreneur peut profiter d’une certaine liberté d’action.

  • SASU ou Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle est le statut d’artisan hybride. C’est un statut qui combine la responsabilité limitée à l’absence des charges sur les dividendes. Il n’y a pas de plafond de chiffre d’affaires.

  • Auto-entreprise ou micro-entreprise, c’est la forme la plus simple pour un artisan qui est indépendant. Ce statut est idéal pour un entrepreneur artisan qui veut commencer sa petite activité tout seul, surtout s’il possède peu de trésoreries. 

Quelles sont les différentes procédures et réglementations à suivre ?

L’ouverture d’une entreprise dans le bâtiment est réglementée et il y a plusieurs étapes à suivre. Quand tous les critères pour la création d’une entreprise dans le bâtiment sont remplis, voici les étapes à suivre pour monter sa société : 

  • Analyser le projet entrepreneurial

Il faut étudier le projet entrepreneurial à la loupe, définir s'il faut se lancer dans plusieurs activités ou une seule. C’est à ce moment que l’entrepreneur décide s'il veut ouvrir une entreprise spécialisée dans un domaine ou dans plusieurs. Cette décision est prise en fonction de ses compétences et diplômes. 

  • Analyser le marché

Afin de mener à bien son projet, il est impératif de faire une étude de marché dans le domaine de l’immobilier. Observer les entreprises locales, faire des sondages ou approcher des futurs clients peut aider dans la création de l’entreprise. 

  • Effectuer un prévisionnel

Une fois l’analyse et les études effectuées, les différentes prévisions sont à élaborer, notamment le budget d’investissement pour le lancement du projet incluant le stock de matériaux, l’outillage, les véhicules utilitaires, les apports en capital, les différentes machines. 

Il y a ensuite les prévisions de chiffre d’affaires, incluant l’estimation des devis, le nombre de chantiers prévus en une année. Enfin, il y a les charges, comme les dépenses en publicité, le loyer du local professionnel, les assurances, l’entretien et la réparation du matériel. 

  • Immatriculer l’entreprise de construction immobilière

Une fois le projet clairement défini, les estimations terminées et le statut juridique déterminé, la création de l’entreprise peut être effectuée. L’immatriculation de la société peut se faire directement sur un site internet spécialisé ou par courrier. 

Il est à noter que les formalités administratives changent en fonction de la forme juridique choisie. Il est donc conseillé de demander l’avis d’un expert pour les différentes démarches ainsi que les documents à fournir. 

  • Souscrire à une assurance

Une entreprise de bâtiment nécessite la souscription à des assurances, car il y a des risques liés aux travaux. Les assurances obligatoires sont : l’assurance garantie décennale qui permet à l’entreprise d’être couverte contre certains risques, la responsabilité civile professionnelle qui couvre l’entreprise en cas de dommages engendrés par des tiers.

Elle peut aussi souscrire à des assurances professionnelles supplémentaires pour assurer ses véhicules, ses outils et son stock. 

  • Fournir une carte BTP à chaque salarié

L’entreprise en bâtiment doit obligatoirement donner à chacun de ses travailleurs qui exercent sur le chantier une carte d’identification professionnelle.

  • Faire un stage de préparation à l’installation 

Une entreprise ayant moins de 10 salariés est considérée comme artisanale. L’entrepreneur doit ainsi effectuer un stage de préparation à l’installation. Ce stage doit se faire auprès de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat ou CMA. Il coûte environ 200 euros et dure trente heures. L’objectif de ce stage est d’acquérir les notions de base en comptabilité et gestion d’une entreprise dans le bâtiment.

Le stage n’est pas obligatoire si l’entrepreneur a déjà été chef d’entreprise, immatriculé depuis plus de trois ans à la chambre des métiers ou à la chambre du commerce et des sociétés, ou s'il a au minimum un Bac +2 en gestion. Afin d’obtenir la dispense de stage, il faut se rapprocher de la CMA. 


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