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Comment fixer son TJM en étant freelance ?

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Écrit par Antoine

Publié le 02/07/2021

Après quelques démarches administratives et le choix de votre statut juridique, vous voici indépendant ! Liberté et flexibilité s’offrent à vous. Pour connaître ces avantages, il est temps de passer à l’action, de développer votre propre entreprise, de vous vendre sur le marché. Mais à quel prix ? Quel doit être votre TJM (Taux Journalier Moyen) ? Comment savoir si vous êtes bien placé sur le marché, si vous êtes ni trop haut, ni trop bas, et si votre tarif reflète bien vos compétences ? Comment y voir clair dans ce vaste monde qu’est l’entrepreneuriat ? Autant de questions que de nombreux auto-entrepreneurs se posent à leurs débuts.

Voici un article pour vous guider dans l'établissement de vos tarifs.

Quelle est la différence entre un TJM et un THM ? 

Pour commencer, définissons ces deux termes que vous entendrez au quotidien dans votre future activité.

Le TJM est le taux journalier moyen, ce que vous allez facturer à vos clients pour une journée de travail. Il s'agit donc de votre prix de vente. Attention, jours facturés ne veut pas dire jours travaillés pour vous ! Attention, il ne faut pas confondre le TJM avec le THM, le taux horaire moyen, qui peut s’appliquer pour des missions qui ne nécessitent que quelques heures de travail par semaine ou pour des missions ponctuelles. Par exemple, un développeur web ou un consultant informatique pourra parfois préférer facturer en THM plutôt qu’en TJM selon le projet confié.

D’autres manières de facturer au client existent, par exemple avec un forfait sur des missions longue durée (pour un ingénieur par exemple) ou à la commission (pour certains métiers, par exemple ceux de la vente) mais ceci n’est pas le sujet de cet article.

Comment calculer son TJM en fonction de son domaine ? 

Maintenant que vous êtes familier avec les termes techniques, passons aux choses sérieuses. Définir son Taux Journalier Moyen ne se fait pas en un claquement de doigts. C'est une étape clé pour votre future vie d'entrepreneur. Une erreur de tarif et votre activité peut en pâtir.

En tant qu’auto-entrepreneur, vous fixez vos tarifs selon votre niveau d’expertise, vos années d’expérience et votre rareté sur le marché. Prenons l’exemple d’un ingénieur qui vend une expertise très particulière et recherchée. Du fait de sa rareté, son tarif pourra être plus élevé que celui d’autres ingénieurs.

Passons maintenant en revue les critères à prendre en compte pour calculer au mieux votre TJM.   

Bien connaître son marché

Comme à la création de n'importe quelle entreprise, il est important de réaliser une veille sur votre secteur d’activité, en fonction de vos années d’expérience, de votre zone géographique et de votre concurrence. Un freelance junior ne pourra pas prétendre au même taux journalier qu’un indépendant ayant déjà quelques années d’expérience. De la même manière, un développeur web avec plusieurs années d’expérience en agence qui se lance à son compte ne pourra pas prétendre au même revenu qu’un développeur web ayant la même expérience mais uniquement en tant qu’indépendant.

Il est important également de tenir compte de la concurrence. Certains domaines d’activité sont en effet très concurrentiels. C'est notamment le cas des métiers du web. Ainsi, si vous êtes développeur web, définissez un coût qui saura attirer des clients, vous démarquer, sans vous sous-évaluer ou vous survendre pour autant.

N’hésitez pas aussi à partir à la rencontre d’autres freelances de votre domaine pour vous faire une idée du marché. Certaines plateformes bien connues des auto-entrepreneurs mettent régulièrement à jour ces informations, comme Malt, la marketplace freelance leader en Europe.

Coût de la vie

Le coût de la vie diffère d’une ville à une autre. Un consultant informatique vivant à Paris n’aura pas les mêmes besoins pour vivre qu’un consultant informatique vivant à Marseille. A compétences égales, les deux tarifs journaliers moyens pourront donc être différents. C’est le même principe que pour des salariés parisien ou marseillais : leurs prétentions salariales ne sont pas les mêmes.

Votre revenu idéal

Quelle rémunération souhaitez-vous percevoir ? Une première référence pour vous aider est votre ancienne rémunération brute mensuelle lorsque vous étiez salarié. A vous d’ajuster ensuite, sans oublier d’y ajouter vos frais fixes mensuels.  Il vous suffira ensuite de diviser cette rémunération brute par le nombre de jours facturables sur un mois (20 en moyenne) pour obtenir votre TJM.

Frais fixes (ou frais de fonctionnement)

En tant qu’indépendant, vous allez devoir gérer et payer des frais : charges sociales, impôts, assurance chômage, retraite, mutuelles, prévoyance, mais aussi vos abonnements à des logiciels, des services. Toutes ces dépenses auront un impact sur votre revenu net à la fin du mois.

Le salaire net d’un freelance peut donc se définir ainsi : CA (ce que vous facturez au client) - charges liées à votre statut - dépenses liées à l’activité de votre entreprise

Il est donc primordial de bien connaître le montant de ses charges.

Nombre de jours facturables 

Une année complète compte 220 jours ouvrés mais vous ne facturerez pas tous ces jours. Si vous travaillez à temps plein, vous pourrez facturer environ 120 jours par an (220 jours - congés payés - jours travaillés pour votre propre entreprise), soit environ 10 jours par mois.

Mais 120 jours facturés ne veut pas dire 120 jours travaillés. En effet, outre vos missions pour vos clients, vous allez devoir consacrer du temps sur votre développement commercial, gestion administrative et comptable, vos différentes formations, etc.  Ce temps-là n’est pas dédié exclusivement à un client, c’est du temps pour vous,  d’où l’importance de l’inclure dans vos tarifs. Une solution pour vous soulager d’une partie de la gestion administrative et juridique est de faire appel à des sociétés de portage salarial (nous en parlons un peu plus bas).


Résumons : Selon votre lieu de vie, votre expertise, votre expérience, définissez votre revenu brut idéal mensuel, en incluant toutes les charges que vous aurez à payer. Divisez ensuite ce revenu idéal par le nombre de jours que vous pouvez facturer et cela vous donnera une première idée de votre Taux Journalier Moyen. Comparez ensuite avec les données du marché et échangez avec d’autres indépendants.


Trouver le juste milieu

Il n’y a pas de règles précises pour un bon TJM. Le bon tarif est celui avec lequel vous vous sentez à l’aise, qui reflète vos compétences et qui est intéressant pour vos clients. Un recrutement client réussi est un premier pas vers une recommandation et une fidélisation. Mais attention à ne pas proposer un tarif trop élevé ou trop bas. 

Proposer un coût élevé peut être un vrai risque, surtout si vous vous lancez. Un tarif haut est synonyme d’un certain niveau de séniorité, de reconnaissance et donc d’un portefeuille clients et d’expertise. Si vous débutez en tant que freelance, comment justifiez-vous ce tarif ? Vous prenez le risque de ne jamais trouver de clients.

De la même manière, un tarif trop bas peut vous désavantager. C’est peut-être une stratégie de lancement pour recruter des clients rapidement lors de vos débuts, mais qui pourrait donner une image dévalorisante de vos services et de la qualité de vos rendus. Par ailleurs, si vous signez avec des clients grâce à ces tarifs bas, cela va vous demander de travailler deux fois plus pour atteindre votre revenu idéal. Attention donc à votre équilibre de vie professionnelle et personnelle.

Votre TJM définit en début d’activité n’est pas figé dans le marbre. Il peut évoluer selon l’importance des missions, la typologie des clients, et surtout selon votre notoriété et les recommandations de vos clients et de la demande qui va en découler. On en revient aux principes fondamentaux de l’offre et de la demande : plus la demande est forte, plus les tarifs augmentent. Et cela peut arriver assez rapidement. A vous de choisir si vous gardez les mêmes tarifs pour vos clients existants ou non.

Utilisez un simulateur

Malgré toutes ces indications, vous avez encore du mal à définir votre coût journalier ? Ou vous avez besoin de confirmer votre tarif ? Pas de panique ! Pour vous aider et vous accompagner au mieux dans le calcul de votre taux, certaines plateformes de freelances ont mis en place des simulateurs faciles à utiliser, le tout étant d’avoir défini certains critères listés ci-dessus. Essayez celui de Shine ou celui de la crème de la crème

Facilitez vos démarches administratives, juridiques et financières avec le portage salarial

Comme évoqué un peu plus haut, certains indépendants optent pour la solution du portage salarial pour se soulager de toute la partie administrative, juridique et financière de leur activité. On peut y voir certains avantages : la liberté d'un freelance alliée au confort du salariat avec la mutuelle, l’assurance chômage, les congés payés, etc. Le principe est simple : vous cherchez votre mission, vous définissez votre tarif et la société de portage prend ensuite le relais pour établir le contrat avec votre client et pour gérer les aspects administratifs, juridiques et financiers. De votre côté, vous êtes salarié de la société de portage (en CDD ou en CDI), ce qui vous ouvre les mêmes droits qu'un salarié "classique". Vous vous libérez du temps et pouvez donc le mettre à profit pour vous concentrer uniquement sur votre projet et les besoins de vos clients. Et qui dit moins de temps sur l’administratif dit plus de temps pour vos missions, pour votre cœur de métier.


Vous voilà maintenant prêt à vous vendre, enfin nous l’espérons, et à partir à la conquête de nouveaux clients ! Besoin de plus de précisions ? N’hésitez pas à nous contacter ou rejoignez la communauté Embarq pour donner votre avis, échanger, partager vos succès, vos bonnes pratiques, poser toutes vos questions et développer votre réseau.

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Écrit par Antoine

Publié le 02/07/2021

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